Dernière mise à jour le 07/04/2026 par Marc Kerviel
Face à l’affluence record dans les stations-service après le week-end de Pâques, la tension monte autour de la pompe. Ce mardi 7 avril 2026, la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, et le président de l’Ufip, Olivier Gantois, ont pris la parole pour clarifier la situation sur les stocks et l’avenir des prix chez TotalEnergies.
18 % des stations en rupture : l’alerte de Maud Bregeon
Invitée sur le plateau de RMC/BFMTV ce matin, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a dressé un bilan sans concession de la situation logistique en France. Selon les derniers chiffres, environ 18 % des points de vente du pays connaissent une rupture sur au moins un type de carburant.
La ministre a toutefois tenu à nuancer la panique : « Ce n’est pas une pénurie de produit, c’est un défi logistique. » Les difficultés se concentrent massivement sur le réseau TotalEnergies, qui représente à lui seul 83 % des stations en difficulté. Cette congestion s’explique par le succès du dispositif de plafonnement des prix, qui a provoqué un report massif des automobilistes vers les stations de l’enseigne tricolore au cours des derniers jours.
Olivier Gantois pointe du doigt les problèmes de livraison
De son côté, Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), a confirmé sur RTL que le réseau est actuellement sous une pression extrême. Le week-end prolongé de Pâques a empêché les rotations habituelles des camions-citernes, tandis que la demande a explosé.
Selon lui, la situation est particulièrement critique dans les grandes agglomérations où l’écart de prix entre TotalEnergies et les autres distributeurs (parfois plus de 15 centimes par litre) a créé des files d’attente interminables. Olivier Gantois rappelle que si les stocks stratégiques sont pleins, la vitesse de remplissage des cuves ne parvient plus à suivre le rythme des passages à la pompe.
Fin du plafonnement à 1,99 € : ce qui nous attend
L’enjeu majeur de ce mardi 7 avril concerne la pérennité des prix bloqués. Jusqu’ici, TotalEnergies maintenait un plafond de 1,99 €/L pour l’essence et 2,09 €/L pour le diesel. Cependant, avec la volatilité actuelle du baril de Brent sur Boursorama et la fin annoncée de cette mesure pour le grand public, une hausse brutale est redoutée dès demain.
Seuls les abonnés aux services électricité/gaz du groupe pourraient conserver des avantages tarifaires, laissant le reste des automobilistes face à la réalité des prix du marché, qui flirtent déjà avec les 2,20 € chez certains concurrents.
5 concepts clés pour comprendre la crise
Pour suivre l’évolution de ce dossier brûlant, voici les entités sémantiques indispensables :
- Raffinage de pétrole : Le secteur doit accélérer la cadence pour répondre à la demande post-vacances.
- Indemnité carburant : Une aide que le gouvernement pourrait réexaminer si le taux de rupture ne baisse pas.
- Consommation de carburant : Un indicateur qui a bondi de 12 % durant le week-end pascal.
- Transition écologique : Le cadre vers lequel Maud Bregeon souhaite orienter les aides à long terme.
- Pouvoir d’achat : La préoccupation centrale qui dicte le comportement de « ruée vers la pompe » observé ce matin.
Note aux lecteurs : Les autorités appellent au calme et déconseillent les « pleins de précaution » qui ne font qu’aggraver les ruptures locales.

